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Aurélie LESUEUR, Safranière - Berry (36)


Bonjour Aurélie, pouvez-vous vous présentez à nos lecteurs&nbsp ; :


Voilà maintenant 5 ans que nous cultivons du safran&nbsp ; ; nous avons été les premiers dans notre province, le Berry. Nous cultivons le safran en agriculture biologique, en plein champ, sur ½ hectare. Nous sommes venus à cette culture pour concilier une vie plus en phase avec nos idéaux, faire revivre l’ancienne ferme de mes grands-parents, vivre dans ma région d’enfance et élever nos enfants dans un environnement serein. C’est en premier lieu un projet de vie sur lequel le safran s’est greffé tout naturellement. Nous disposions de peu de superficie à exploiter. Aujourd’hui nous aimons notre qualité de vie qui rime avec simplicité et nature.


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Pouvez-vous nous décrire en quelques mots ce qu’est le safran&nbsp ; ?


Le safran est une épice issue d’une fleur, la seule au monde, le crocus sativus. Cette épice, nous l’utilisons en cuisine, mais elle peut également être utilisée en teinture, traitements médicamenteux, parfumerie.


&nbsp ;En général, en gastronomie, on l’utilise avec des produits de la mer, des sauces, du riz. Nous aimons l’employer hors des sentiers battus et lui trouver une myriade d’autres applications. Il y a plein de recettes sur notre site web, on invite tout le monde à les partager.


&nbsp ;Etant l’épice la plus onéreuse du monde, elle est très falsifiée, il faut donc faire attention aux « &nbsp ;arnaque&nbsp ; » et poser des questions, simples mais précises, aux personnes qui en distribuent&nbsp ; : la date de récolte, la catégorie, la zone de production, etc. Et puis le safran est très rouge (même s’il colore jaune) alors il faut l’observer. Une règle d’or&nbsp ; : « &nbsp ;il n’y a pas de bonne affaire dans le safran&nbsp ; ». Cela ne veut pas dire qu’il doit être excessivement cher, mais il a un prix, et ne se retrouve jamais à 10 € les 100 gr, même à l’étranger. Le travail a partout une valeur dans ce monde, et le prix du safran reflète le coût de la main d’œuvre, où que l’on soit…


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Et vous, comment l’utilisez-vous&nbsp ; ?


De notre côté, nous utilisons le safran sous toutes ses formes, tant dans les produits transformés (sauces, condiments, confiserie, biscuits, confitures, etc.) que dans les préparations « &nbsp ;fraîches&nbsp ; » que l’on sert à notre ferme. En sucré, en salé, ou les deux. On n’a pas fini de l’explorer, et donc nous ne sommes pas prêts de nous embêter dans notre recherche de nouvelles saveurs.


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Une journée avec vous au sein de votre ferme, cela se passe comment&nbsp ; ?


&nbsp ;Il n’y a pas vraiment de journée type, notre activité nécessite d’être dehors sur la safranière à certains moments de l’année, d’être également au labo pour confectionner nos produits safranés, il y a aussi tous les moments que l’on passe à la commercialisation. Alors on s’organise à la semaine, en fonction des besoins du moment…


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Que vous apportent aujourd’hui vos participations aux Pari Fermier&nbsp ; ?


Pari Fermier correspond parfaitement à la vision que nous avons de la commercialisation en direct, le fait de créer un face à face avec la clientèle nous permet d’expliquer notre travail et de faire prendre conscience que les agriculteurs d’aujourd’hui sont une mine de bonnes idées gastronomiques avec des produits de qualité, à un prix juste, sans surenchère due à de multiples intermédiaires.


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Un dernier mot…


Venez nombreux rencontrer les producteurs et productions de vos régions, l’herbe est en définitive très verte en France&nbsp ; !

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